DeS méthodeS de lutteS

Ne fréquentant pas ce genre de milieu de « gauche » nous n’étions pas présent au Révolte-Camp, et même si les différents communiqués qui relatent les incidents du soir du 18 août sont contradictoires, nous pouvons cependant en tirer quelques conclusions.
Le Révolte Camp est un rendez-vous militant à l’initiative de deux syndicats lycéens, cette année il a accueilli d’autres intervenants et organisations comme GreenPeace, Stop Fisha et le Parti de Gauche…

L’association « Stop Fisha » a dénoncé la présence d’une personne qui selon elle présentait un risque pour les membres du camps d’été et l’a signalé aux responsables, là les versions diffèrent, selon l’association leur contestation n’aurait prit que la forme d’une grève alors que pour l’organisation du camp la contestation aurait prit une forme violente obligeant des membres à quitter les lieux et auraient aussi entraîné des dégradations.
De l’aveu de Stop Fisha elle se serait appropriée calmement l’autogestion du Révolte Camp, jusqu’à l’arrivé des gendarmes…
D’un camp à l’autre les versions s’opposent sur certains points et les parties en présence ont porté plainte ce qui compliquera l’arrivé d’informations complémentaires.
Le communiqué des organisateurs du camp :


Néanmoins, malgré à ce stade l’absence de preuves à notre connaissance, quant aux dégradations et aux agressions physiques et verbales qui sont dénoncés, nous observons une similitude flagrante avec d’autres précédents dont les faits avérés montrent la même violence et les mêmes méthodes. La ZAD du Carnet, la Coordination 1er Secours, l’ARM, Plateforme 2016 et bien d’autres collectifs en ont fait les frais jusqu’à disparaître complètement pour certains.
Il faut combattre toutes formes de fascismes, qu’il vienne de la gauche identitaire, de la gauche radicale, de l’extrême droite ou de n’importe où !
Le pourrissement des luttes et le recul du mouvement ouvrier ne doit pas nous faire céder le terrain à ceux qui usent de la force et crient plus fort que nous, bien au contraire, il faut lutter pied à pied dans nos organisations, dans notre bord politique, dans notre syndicat et nos collectifs contre cette dictature du moi. Contre les micros-combats à courte vue, contre le mensonge et l’amalgame, contre l’utilisation de la force pour imposer ses idées quitte à saborder toute une organisation.
Bien sûr la culture du viol fait encore des ravages, elle touche toute les catégories de population, les milieux militants comme les milieux bourgeois, et il nous appartient de la faire disparaître. Mais ne nous perdons pas en adoptant les méthodes que nous sommes censé combattre, l’idéologie fasciste couve en chacun de nous et paraît une solution facile lorsqu’on perd de vue l’objectif du socialisme révolutionnaire !

.

A.