A gauche, non, ton autre gauche…

Nous ToutesTous cadre avec son combat, son logo, son nom et son code couleur, son identité y est claire, la faucille/marteau et le A cerclé, le blanc et le noir, le masculin et le féminin. La charge symbolique de l’unité traduit la ligne du collectif : Pas de division de races ou de sexe dans la lutte des classes, les idéaux anarchistes et communistes ont un programme qui se suffit.

Derrière de multiples luttes petites-bourgeoises les gauchistes fracturent de plus en plus la lutte des classes à tel point que la convergence des luttes va à contre-courant. Dans son sens premier les diverses luttes comme celles contre le mal-logement ou la mal-bouffe par exemple doivent trouver comme responsable commun le capitalisme, et prendre ce dénominateur pour converger vers une même analyse de la société. Au lieu de cela ce sont les conséquences du capitalisme qui sont surtout captées vers des considérations réformistes, boutiquières, régionalistes, petites-bourgeoises.

Le mal-logement ne devrait pas être combattu par la seule création de lieux autonomes que ce soit pour l’expression artistique ou l’hébergement, mais par la dénonciation de la spéculation immobilière et l’impunité des marchands de sommeil, la mauvaise distribution des transports, les logement mal isolés et pas aux normes, il faut exiger le plafonnement des loyers, et bien sûr s’employer à la réquisition des logements vacants, défendre un programme socialiste qui nationalise les agences immobilières car le logement est un besoin primaire, il faut exproprier les détenteurs de gros patrimoine mais également attribuer un logement aux personnes et aux associations qui veulent en faire directement usage.
Il en va de même pour la mal-bouffe, il faut défendre un programme socialiste qui nationalise la gestion de l’eau, la production des denrées alimentaires, il faut exiger le plafonnement des prix sur la nourriture, exiger l’arrêt de l’agriculture et l’élevage intensif, bloquer les épandages de pesticides et boycotter les OGM à défaut de pouvoir les faire interdire, empêcher la maltraitance animale, ect…

Ce n’est pas en se cantonnant à des micros-actions tel l’ouverture de squats ou en devenant vegan que le capital sera mi en péril. Ces actions individuelles et réformistes ne menacent en rien la marche du monde et ont tout à fait court dans le système capitaliste.

L’anti-fascisme, l’anti-racisme, l’anti-spécisme, la lutte contre les oppressions, le féminisme et bien d’autres combats ne sont pas des programmes et ne devraient pas être des buts en soit. Au contraire, soulever ces problématiques devrait permettre d’alerter sur leur point commun : ils ne menacent pas le système, parfois même ils le confortent. En effet, le capitalisme n’a rien à gagner dans un régime fasciste, il n’a pas non plus besoin de l’esclavage d’un peuple ou d’une couleur de peau, il n’est pas menacé par le véganisme où il trouve au contraire une nouvelle niche à exploiter tout comme le féminisme bourgeois qui lui assure une excellente division dont il tire profit.

Notre combat est clair, l’intersectionnalité et le gauchisme gangrènent certains milieux militants et constituent aujourd’hui une menace réelle pour les luttes et plus encore pour la lutte.
Ces combats, petits ou grands, doivent être abordés d’un point de vue de classe et la convergence des luttes doit tendre vers ce but. Il faut relever le drapeau noir ainsi que le drapeau rouge et remettre en avant ses idées plus actuelles que jamais !

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