19/11, circulez y a rien à voir

De quoi il s’agit ?

En 1999 Jérôme Teelucksingk eu l’idée de mettre en évidence les problèmes d’inégalités caractéristiques à la gente masculine chaque 19 novembre; mais il faudra attendre 2018 pour que des précurseurs en parlent en France. La vision traditionnelle d’une société patriarcale n’a pas évolué dans l’inconscient collectif alors que la transformation de notre société est bien réelle. Cette journée vise à soulever un aveuglement sur lequel il faudra travailler pour parvenir à une harmonisation des rapports humains.

Concrètement ?

Considérons l’homophobie qui s’exprime encore sévèrement ou la durée du congé parental ramenée à égalité il y a peu… Ou la paternité imposée qui est totalement ignorée, bien plus que les hommes battus dont on ne parle pratiquement jamais mais qui concerne pourtant plus de 80 000 personnes chaque année. Sachant que seulement 3% des concernés portent plainte malgré que les fonctionnaires chargés de les recevoir soient encore plus mal formés que dans le cas inverse; ces problèmes ne sont pas prêt d’être résolu si on ne s’en empare pas…

Qu’espérer de cette journée ?

En 2018 M. Schiappa avait tweeté que c’était « la journée mondiale des WC », si sa successeure Elisabeth Moreno peut difficilement faire pire on sait bien que le changement ne se fera pas de ce côté-là.

Mais pourquoi tout le monde s’en fout ?

L’harmonie entre les femmes et les hommes ne peut se faire qu’à la suite d’une transformation des rapports sociaux de sexe, et par là, d’une transformation radicale de notre société. Et ça, le gouvernement n’y a aucun intérêt…

Tant qu’aux courants féministes, en plus du parti pris ils n’ont pas pour but l’établissement d’une société socialisée où le peuple travailleur détient le pouvoir de contrôler l’appareil de production, et par conséquent son destin. A se battre contre le patriarcat sans en connaître sa nature ni son origine certaines féministes se trompent de cibles, et pour cause nous ne sommes plus en patriarcat. Les lois ne sont pas écrites pour les hommes comme le montrent les exemples précédent, les hommes ne gouvernent pas notre société d’ailleurs la majorité des ministres sont des femmes. Les deux sexes ont les mêmes droits fondamentaux, ont accès aux mêmes métiers et votent ou disent ce qu’ils pensent; ils subissent l’un comme l’autre des discriminations héritées du patriarcat.

Que faire ?

Pour se débarrasser de cet héritage il faut changer la société, nos différences biologiques sont une cause indépassable des différences existantes dans un système gouverné par la course aux profits et l’exploitation de son prochain.

C’est le salariat qui conditionne le salaire moindre de la mère obligée de suspendre sa carrière, c’est le salariat qui éloigne le père de sa progéniture, c’est le salariat qui provoque la misère sociale qu’on retrouve dans la majorité des cas de violences familiales et criminelles. Seul le capitalisme s’accommode parfaitement de ses conséquences car seul les moins fortunés en souffrent. En réalité la différence sociale est le vrai problème, une mère seule pour élever ses enfants n’a que peu de points communs avec la patronne même si elle aussi élève seule ses enfants.
Considérons donc les problèmes propres au masculin avec un point de vue de classe, il ne s’agit pas d’un concours victimaire mais bien d’humaniser ces problèmes dans l’intérêt commun. En moyenne les hommes décrochent davantage scolairement, font deux fois plus de travaux pénibles, font deux fois plus d’heures supplémentaires et ont deux fois plus d’accidents de travail, ils travaillent deux fois plus de nuit, subissent des peines 40% plus lourdes à délits égaux, sont très largement lésés par la justice dans les cas de divorces, sont trois fois plus touchés par la dysphasie et la dyslexie, ils le sont deux fois plus par la dysorthographie et quatre fois plus par l’hyperactivité, et alors qu’ils vivent six ans de moins ils sont trois fois plus victimes de suicide…

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