Journée internationale contre les violences faites aux femmes

25 Novembre, à l’origine…

En 1981, lors des « Premières rencontres féministes d’Amérique latine et des caraïbes », des militantes pour les droits des femmes ont choisi la date du 25 novembre comme journée de lutte contre ces violences, en mémoire de trois sœurs dominicaines engagées contre la dictature, Patria, Minerva et María Teresa Mirabal, connues dans la clandestinité sous le nom de « Las Mariposas » (les papillons). Emprisonnées à plusieurs reprises, victimes de tortures et violées, les trois militantes furent assassinées, le 25 novembre 1961, sur les ordres du chef de l’Etat dominicain, Rafael Trujillo.

En leur mémoire et pour que cessent toutes les violences à l’égard des femmes, dans une résolution du 17 décembre 1999, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies a décrété le 25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’encontre des femmes.

Aujourd’hui…

Cette année, en raison des restrictions sanitaires il ne nous sera pas possible de manifester pour exprimer notre colère, ni marcher pour lutter ensemble mais nous ferons quand même entendre nos voix !

Encore et toujours, il est impératif d’agir pour lutter contre ces violences. Pas seulement le 25 novembre, mais chaque jour de l’année et plus encore en cette période de confinement si dangereuse pour les victimes !

Quelques chiffres pour mieux se rendre compte :

  • Dans le monde 1/3 des femmes ont subi des violences physiques et/ou sexuelles à un moment donné dans leur vie, le plus souvent de la part d’un partenaire intime.
  • Seulement 52% des femmes mariées ou en union prennent librement leurs propres décisions concernant les relations sexuelles, l’utilisation de contraceptifs et les soins de santé.
  • Dans le monde près de 750 000 000 de femmes et de filles étaient mariées avant leur 18ième anniversaire. Plus de 200 000 000 de femmes et de filles ont subi une mutilation génitale féminine.
  • Dans le monde 70 % de toutes les victimes de la traite des êtres humains sont des femmes et des filles, ¾ d’entre elles sont exploitées sexuellement.
  • En France en 2019, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex.

Alors bien sûr le bouquet de mesures entamées par le gouvernement pour combattre les violences faites aux femmes n’est pas à mettre de côté car elles sont applicables immédiatement :

-Mieux informer et accompagner les victimes avant, pendant et après le dépôt de plainte et dans le cadre du procès judiciaire.

-Travailler les problèmes sociaux qui conduisent ou sont bien souvent liées aux violences conjugales comme l’alcool et les problèmes psychiatriques.

-Améliorer la communication ainsi que les suivis entre les différents acteurs que ce soit au niveau de l’écoute, du soin, du suivi et de la justice.

-Accentuer la formation des professionnels sur les violences conjugales, sexistes et sexuelles et développer ces sujets dans les formations continues.

-Développer des actions de prévention et de sensibilisation à destination des jeunes et du grand public.

-Renforcer les actions de communication sur le 3919 (violences femmes infos).

Mais… Nous sommes certains que ces mesures resteront insuffisantes… Et pour cause, les violences à l’encontre des femmes ont une origine qu’il s’agit de bien comprendre afin de la combattre efficacement comme l’explique Friedrich Engels dans «L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État » publié en 1884.

Il y a 10 000 ans…                                                            


Engels explique qu’il y a 10 000 ans, les premiers chasseurs-cueilleurs se sont sédentarisés pour pratiquer l’agriculture et l’élevage, ceci leur a permis l’apparition d’un excédent non consommé qu’une minorité avait réussi à produire. C’est la naissance de la propriété privée. Avec elle apparaît le problème de sa transmission de l’héritage à la descendance de façon à s’assurer de préserver les biens de sa famille au sein de sa famille. En effet, à l’époque la seule façon d’être certain de sa descendance, quand on est un homme, c’est d’avoir l’exclusivité des relations sexuelles avec sa femme. Par conséquent, la propriété privée des moyens de production entraina également la propriété privée des moyens de reproduction que sont les femmes. L’oppression des femmes est une conséquence de l’apparition de la propriété privée.

Engels expose une des bases scientifiques de la libération des femmes car lorsque l’on connaît son ennemi on le combat bien plus efficacement, ses écrits mériteraient d’être étudiés car ils sont d’actualité. Le communisme que Friedrich Engels et Karl Marx théorisèrent permet la libération de tous les opprimés, en raisonnant à l’échelle de toute la société, sans se laisser enfermer dans telle ou telle particularité, Engels et Marx établissent une perspective politique pour les femmes comme pour l’ensemble des exploités et des opprimés.

En voulant débarrasser la société de son organisation dégénérée basée sur l’exploitation des uns au profit des autres, Marx et Engels se sont attachés à comprendre l’organisation sociale dans son ensemble et dans son devenir.

Parce que nous sommes convaincus que cette oppression n’est pas inhérente aux rapports entre les hommes et les femmes, parce que nous sommes communistes et anarchistes, nous combattons toutes les formes d’oppressions, ce combat est le nôtre et c’est en révolutionnaires socialistes que nous désignons l’ennemi : la société capitaliste !

Le mal-logement, la pauvreté et les crises successives qui l’aggravent, les violences qui découlent de la misère tant intellectuelle, physique et financière contre les femmes et envers son prochain en général, la pollution, les guerres, la disparition du vivant, la privatisation de domaines entiers comme les transports ou la santé, ect, sont des conséquences du système capitaliste.
Débarrassons-nous du capitalisme et construisons une société sans classe et sans état !
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Charlène et Fabien