Mein SCUM

Scander un slogan tel que « un homme, une balle, justice sociale » doit déjà forcer la réflexion sur ces féministes de 4ème génération dont l’expression se fait presque sans retenue, et si des colleuses se sont déjà tristement illustrées par des affiches insultantes et sexistes, avec celles-ci un cap est franchi :

L’acronyme SCUM (Society for Cutting Up Men) veut dire : société pour émasculer les hommes, dont le livre « SCUM manifesto » écrit par Valérie Solanas en 1967 contient tout ce que Harmange, Despentes, Coffin et Stern n’ont pas encore réussi à égaler.

Mais ce n’est pas seulement les hommes qui sont concernés par cet appel à la haine, c’est toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans le symbole du féminisme que ce collage souille en l’associant à ce qu’il y a de pire : la haine.

Dans ce Mein Kampf où les juifs sont les hommes, les femmes sont prises à parti également : « […]Le conflit ne se situe donc pas entre les hommes et les femmes, mais entre les SCUM – les femmes dominatrices, à l’aise, sûres d’elles, méchantes, violentes, égoïstes, indépendantes, fières, aventureuses, sans gêne, arrogantes, qui se considèrent aptes à gouverner l’univers, qui ont bourlingué jusqu’aux limites de cette société et sont prêtes à se déchaîner bien au-delà, et les Filles à son Papa, gentilles, passives, consentantes, « cultivées », subjuguées, dépendantes, apeurées, ternes, angoissées, avides d’approbation, déconcertées par l’inconnu, qui préfèrent croupir dans le purin (là au moins le paysage est familier), s’accrocher aux singes, sentir Papa derrière et se reposer sur ses gros biceps, qui ont besoin de voir une grosse face poilue à la Maison Blanche, trop lâches pour regarder en face l’hideuse réalité de l’homme, de Papa, qui ont établi leurs quartiers une fois pour toutes dans l’auge à cochons, se sont adaptées à l’animalité qu’on attend d’elles, y trouvent un confort superficiel et ne connaissent pas d’autre mode de vie, ont rabaissé leur esprit, leurs pensées et leurs perceptions au niveau du mâle ; qui, dépourvues de jugement, d’imagination et d’humour, ne peuvent gagner la considération que dans une société masculine, qui ne peuvent se faire une place au soleil, ou plutôt dans le fumier, que comme pondeuses et repos du guerrier, compresses d’ego et tétines roboratives ; qui sont négligées par les autres femmes, qui projettent leurs tares, leur masculinité, sur toutes les femmes et considèrent les femmes comme des vers de terre.

Mais SCUM est trop impatiente pour espérer et attendre la prise de conscience de millions de trous-du-cul. Pourquoi les trépidantes, les scories bouillonnantes continueraient-elles à se traîner misérablement au milieu de toutes ces sinistres mec-femmes ? Pourquoi le destin des grisantes devrait-il croiser celui des grisâtres ? Pourquoi les actives et les imaginatives devraient-elles tenir compte des passives et des médiocres ? Pourquoi les indépendantes devraient-elles patauger dans la morve avec les crampons à Papa ? Il n’y a aucune raison.

En baisant le système à tout bout de champ, en détruisant la propriété de façon sélective et en assassinant, une poignée de SCUM peut prendre le contrôle du pays en l’espace d’un an. SCUM sera la grande force bousi-baisante, la force du dé-travail. Les SCUM choisiront toutes sortes de professions et dé-travailleront. Par exemple, les vendeuses et les standardistes SCUM ne feront pas payer. Les employées de bureau et les ouvrières SCUM, tout en sabotant le travail, détruiront secrètement le matériel. Les filles SCUM dé-travailleront systématiquement jusqu’à ce qu’elles se fassent renvoyer, puis chercheront un nouvel emploi à bousiller. SCUM prendra d’assaut les autobus, les taxis et les services de distribution de tickets, conduira les autobus et les taxis et donnera gratuitement les tickets. SCUM détruira tous les objets inutiles et nocifs tels que les voitures, les vitrines, le « Grand Art », etc. Ensuite SCUM s’emparera des antennes de la radio et de la télévision, et s’empressera de soulager de leur besogne tous les employés qui s’opposeraient à l’entrée de SCUM dans les studios. SCUM exterminera tous les hommes qui ne feront pas partie de l’Auxiliaire Masculin de SCUM. Font partie de l’Auxiliaire Masculin les hommes qui s’emploient méthodiquement à leur propre élimination, les hommes qui pratiquent le bien, quels que soient leurs motifs, et entrent dans le jeu de SCUM.[…] »

Ce recueil de haine, qu’une dégénérée en grande détresse a écrit, mériterait d’être lu et critiqué pour ce qu’il est : Un appel à la haine sexiste. Et sûrement pas collé sur un mur, accolé au symbole du féminisme.

Le féminisme bourgeois a une place de choix dans la stratégie du capital d’occuper cette sphère économique en remportant des combats comme la PMA par exemple, ainsi il détrône ce qui consistait en des revendications sociales pour en faire un immense champs de mines sur lequel piétine la lutte des classes. On ne compte plus les attaques en règle contre le genre masculin, on ne compte plus les associations et organisations en « mixité choisie », on ne compte plus les harcèlements publiques contre quiconque ose prononcer une critique contre ces dérives sectaires et hétérophobes. Et pendant que des SCUM montent d’autres enragées contre le genre masculin, la machine infernal du capital profite de cette division et continue d’écraser tout sur son passage, femmes comme hommes.

Ces jeunes militantes totalement déconnectées de la réalité du monde et désintéressées de toutes considérations socialistes s’identifient ici à la pire expression de fascisme à travers cet appel au meurtre. Sans avancer la moindre suggestion profitable à la société actuelle ou dans le but de parvenir à une société socialiste elles impliquent dans leur message haineux les femmes non-SCUM qui, dans la lignée luddiste du discours, méritent le même sort que les hommes.

Faisant fi de la liberté de penser, de critiquer ou d’agir, les SCUM empêchent les relations interpersonnelles au profit de la haine et du rejet de l’autre, installant d’abord leurs recrues dans une condition de victime essentialisée, sidérée et maintenue ainsi dans une posture passive paralysante, pour basculer ensuite dans la position d’agresseuse. Avec SCUM ce n’est plus la femme victime  dont il faut défendre la cause, mais « les femmes dominatrices, à l’aise, sûres d’elles, méchantes, violentes, égoïstes, indépendantes, fières, aventureuses, sans gêne, arrogantes » qu’il faudrait devenir pour « éliminer, émasculer, exterminer les hommes ».

Ainsi, les féministes, femmes et hommes, de manière insoutenable et incontestable risquent de subir violemment la remise en question de leur parole, tant le climat haineux défendu par les SCUM empêchera toute crédibilité. Des femmes et des hommes ont mené un long combat pour lutter contre les préjugés et obtenir les droits et la considération qu’on connait aujourd’hui. Il sera réduit à néant si nous acceptons de laisser une place à ces sexistes misandres dont le message de haine se répand dangereusement !
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F et A