Sales nègres ! Sales rouges !

Dans notre article du mois dernier nous affirmions que le syndicat était un outil de lutte pertinent, c’est probablement pour cette raison que les ennemis du prolétariat s’en prennent à lui, nous le constatons pleinement ce 1er mai 2021 lors de la fête des travailleurs avec l’attaque d’une rare violence à l’encontre des manifestants de la CGT à Paris comme à Lyon.

Par cet article nous apportons notre soutiens aux camarades, qui pour les plus atteints sont depuis sorti de l’hôpital, et nous dénonçons une fois de plus ses premiers agresseurs « antifascistes » que nous associons aux droitards.


Car oui, si des nervis d’extrême droite étaient bien présents dans ces défilés du premier mai suite à l’appel à manifester de F. Philippot, ils n’étaient cependant pas les premiers à casser du manifestants !

Bien sûr la flicaille s’en est habituellement prise au cortège, au niveau de st-Ambroise où ils se trouvaient encore plus nombreux qu’ailleurs en raison des dégradations commises pas le magma autonomistes accompagnés de lumpen GJ, mais c’est lorsque les camions du cortège de la CGT sont arrivés place de la nation que des intersectionnels les ont bloqués sous les cris de « racistes », « collabos » ect en molestant les manifestants. Pour secourir les camarades et permettre au cortège de terminer la manifestation, le service d’ordre de la CGT est intervenu mais s’en est suivi une attaque d’une rare violence contre les syndiqués par des « antifa », des autonomes et des GJ aux côtés d’hooligans d’extrême droite !

Nous dénoncions dans des articles précédents ces gauchistes libéraux et leur haine de toutes organisations structurées, les voilà maintenant à l’oeuvre en vidéo.

Le blocage des camions ne s’est pas fait que par des GJ, mais en premier lieu par des intersectionnels fascistes que nous avions déjà dénoncé à deux reprises ici et  (Maeva du groupe SMF) :

Se trouvait à quelques mètres Sicario du groupe SMPB :

Et pour tirer au clair le comportement exemplaire du Service d’Ordre de la CGT voici une vidéo dont les multiples angles de vues démontrent qui sont les agressés des agresseurs :

Toute cette nébuleuse anarchisante de jeunes « street-médics » qui ne vit qu’au crochet des affrontements physiques entre représentants de l’état et manifestants n’est jamais loin des blacks blocs dont ils se réclament parfois. Leur méthode est l’autonomisme et leur moteur est la violence, aucun de ces groupes qu’ils soient « antifascistes » ou « street-médics » n’a porté le moindre soutien aux manifestants cgtistes attaqués ce premier mai, et pour cause, ils faisaient parti des assaillants !

Ils ne défendent pas de programme politique, rejettent partis et syndicats même lorsqu’ils sont dans le monde du travail et ne conçoivent la lutte qu’à travers leurs prismes identitaires dont l’aboutissement conduit au fascisme qu’ils prétendent combattre.

Ils ne font pas de distinction entre un bureaucrate syndicale carriériste embourgeoisé et la base militante et ne font pas de distinction non plus entre un service d’ordre ouvrier qui utilise des outils de défense et de communication identiques à ceux du service d’ordre de l’état bourgeois. Pourtant les utilisateurs et les moyens n’ont pas la même fin. Leur autonomisme forcené les conduits à agresser des manifestants qu’ils qualifient de « collabos », de « sales rouges » sans se soucier de la façon dont ils utilisent l’outil syndical ni de leur condition de travail. A voir des fachos partout et à rejeter toutes structures ouvrières ces encagoulés se retrouvent à charger des militants ouvriers au côté d’autres encagoulés dont les propos « sales nègres », « à mort les syndicats » sont à classer à l’autre pôle politique. Le mouvement antifasciste de gauche est mort, les « antifa » d’aujourd’hui marchent avec l’extrême-droite ou ont bien trop peur de s’y affronter à tel point qu’ils attaquent en pleine journée le cortège de la plus importante organisation ouvrière ; tout est à reconstruire et pour y arriver il faut faire le ménage !

Pourtant il est vrai que ces attaques, à Lyon comme à Paris, sont clairement des assauts contre la politique de compromission des directions syndicales et de l’embourgeoisement des syndicats en général. Car les bureaucraties syndicales, de plusieurs syndicats, sont responsables de « négocier » avec le gouvernement les offensives qu’il prépare au nom du dialogue sociale, mais aussi ses appellent à des journées d’actions fragmentées. Les prolétaires se reconnaissent de moins en moins dans ces organes sclérosés du monde ouvrier rapprochant in fine les identitaires de gauche comme de droite ainsi que les GJ dont une portion certaine appartient au sous-prolétariat.

Ces attaques ciblaient la politique de collaboration de classe du syndicalisme embourgeoisé et le principe de défense ouvrière, sans pour autant savoir l’exprimer en terme politique, l’expression de ces trajectoires de perditions et de colères se traduit malheureusement par de tragiques agressions contre des militants ouvriers.

L’extrême-droite se renforce pendant que les organisations ouvrières se perdent dans des revendications libérales et identitaires dont les chemins mènent parfois au fascisme, il serait temps que les organisations révolutionnaires prennent conscience du danger de ces autonomistes ! Il en va de même des militants de ces vieilles organisations gangrénées par les trahisons de classe de leurs directions qui ne prend même pas la peine de porter plainte suite à ces agressions contre ses membres !

En attendant que des structures ouvrières et révolutionnaires soient recréées, qu’elles profitent de l’adhésion des masses, qu’elles deviennent des contre-pouvoir et incarnent une vraie force face au patronat, nous devons défendre l’outil existant, aussi imparfait soit-il.

S’en prendre à la CGT c’est s’en prendre aux syndicats, aux travailleurs, aux familles, aux retraités, aux classes moyennes et populaires et à la volonté de s’organiser en commun pour lutter contre le patronat !
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Yvan