Tout un programme. Ou pas…

L’ « anti », tout un programme. Ou pas…

Ce qui caractérise l’anti de gauche c’est son inconséquence politique, et en cela il n’est pas bien éloigné de l’anti de droite.
Bourgeois bohème, étudiant fougueux ou militant blasé, «l’anti» c’est le petit bourgeois contestataire incapable de comprendre un projet de société.
L’anti est un utopique suffisant. Toute réflexion risquerait de bousculer ses illusions. L’anti se sent oppressé par les effets du système capitaliste mais il ne comprend pas que nos malheurs sont la conséquence logique des exigences liées à la survie du système lui-même.
Ainsi l’anti sert le capitalisme en ne lui substituant pas un projet alternatif de société, l’anti vit de son opposition au système mais ne cherche pas à s’en défaire. Il ne peux pas, il ne sait pas, il ne veut pas.
L’anti ne peut pas construire et ce n’est pas son but; au mieux il cumulera les oppositions dans des postures radicales et un verbiage agressif, mais il ne sera jamais rien d’autre qu’un contradicteur.
Tantôt réactionnaire, tantôt autoritaire, souvent les deux, l’anti capte par sa facilité d’adhésion; il appellera à la convergence des luttes vers un autre «anti» tout aussi creux : «l’anti-capitalisme».

La belle affaire, et une fois qu’on a dit ça ? Une fois qu’on est d’accord que fait-on ? Comment fait-on ? Avec qui ? Et une fois que le capitalisme serait à terre comment organiserait-on la société ?

Pendant que des camarades construisent des cellules de combat, des caisses de grève, renforcent des syndicats, créent les structures parallèles qui permettent de mettre à bat le système en le remplaçant par une organisation socialiste dans une société sans classes et sans état… D’autres jouent à la guéguerre ou se battent contre la «grossophobie» ou encore sauvent des animaux des abattoires…

Voilà la convergence des luttes ! Voilà l’opposition au système ! Voilà tout le programme qu’on vous propose ! Et il s’en trouve même qui en créent des partis !

Alors camarades, n’acceptons plus les luttes sociales tirées vers le bas sous prétexte de rester unitaire et solidaire dans notre opposition commune au capital !

Défendons un programme socialiste révolutionnaire sur une ligne de classe claire !

Quelques exemples de social-patriotards qui défendent « notre pays la France » en soignants les flics ou en défendant la justice social dans une réflexion sur notre privilège d’être humain…

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